Une saison au théâtre : le bilan #1

Le théâtre, j’y ai mais les pieds pour la première fois à l’âge de six ans : d’après ma mère je n’avais « pas tout compris, mais c’était drôlement bien ! ». Fort de ce premier succès, nos sorties culturelles autour de cet art vivant se sont multipliées au fil des années, jusqu’à mon entrée en fac qui a signé leur interruption. 

Mais ça, c’était sans compter sur ma super maman qui, pour mes 25 ans, m’a offert un abonnement à l’Opéra de Vichy, dont je ne saurais trop vous recommander la programmation ! (ouais, y’a pas qu’à Paris qu’on est bien !) J’en profite pour vous glisser un petit lien sympa pour une visite virtuelle de l’opéra dont les décors valent largement le détour !

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Personnellement, je trouve que ça a de la gueule (pardonnez-moi l’expression)

Ni une, ni deux, j’ai eu envie de parler plus en détail de chaque pièce vue cette saison. Problème : je n’ai aucune formation théâtrale, ne connais pas forcément le vocabulaire adéquat, vous vous contenterez donc de mes impressions à chaud et tant pis pour le reste ! 😀


L’HEUREUX ÉLU, d’Eric Assous

avec Bruno SOLO, Yvan LE BOLLOC’H
Yvon BACK, Mélanie PAGE, Mathilde PÉNIN


indexNous sommes à Paris, quartier de la Bastille dans l’appartement de haut standing dans lequel vivent Greg et Mélanie. Ce soir, Charline, une amie de longue date expatriée à New York, est invitée et souhaite leur présenter son fiancé. Problèmes : 1) Jeff, un ancien compagnon de la jeune femme, s’est invité également dans l’espoir de reconquérir la belle qui l’a quitté comme un malpropre il y a plusieurs années. 2) Le promis de Charline -Noël de son petit nom- s’avère être un odieux bonhomme qui pense « différemment », et de ce fait, met tout le monde très mal à l’aise. 

Assous met en scène avec réalisme une petite bande de quarantenaires bobos, et observe ses protagonistes avec la plus grande ironie. Sous couvert de légèreté et de triangle amoureux, L’heureux élu aborde des sujets modernes comme le couple, l’amour et la tromperie. 

L’idée de prendre le public en aparté pour expliquer le passif de tel ou tel personnage est bien vue et permet, en outre, d’instaurer des moments de complicité avec le public.

Côté prestations, rien à redire, tout est jubilatoire et bien pesé. On retrouve Bruno Solo, acteur que je connaissais davantage pour ses rôles « populaires » à la télévision ou au cinéma. Le voir sur scène aux côtés de son acolyte Yvan Le Bolloc’h,  tant d’années après Caméra Café était une agréable surprise ! Solo incarne avec talent un éternel ado, financièrement à l’aise et complètement oisif, tandis que Le Bolloc’h est parfait dans son rôle de séducteur un peu imbu de sa personne. Même David Brécourt parvient à donner à son personnage, pourtant détestable, une consistance et des mimiques intéressantes ! Quant aux rôles féminins, ils ne sont pas en reste pour autant, puisque Mélanie Page joue une Charline très touchante, tandis que Mathilde Pénin se démène sur scène afin d’accorder toute ce petit monde.

Moi qui pensais ne pas apprécier les vaudevilles, c’était sans compter sur la nouvelle pièce d’Éric Assous ! Comédie satirique et enjouée, L’heureux élu ne manque pas d’arguments pour convaincre : que ce soit pour la prestation des acteurs, les répliques cinglantes qui fusent à  tout bout de champ, ou bien le sens du dialogue d’Eric Assous, on ne peut que sortir de la salle avec le sourire aux lèvres !


La légende d’une vie, de Michael Stampe

avec Natalie DESSAY, Macha MÉRIL, Gaël GIRAUDEAU, Bernard ALANE…


LLDV-aff-t_1De l’oeuvre de Stephan Zweig on connaît surtout ses romans et nouvelles (Lettre d’une inconnue, Le joueur d’échec…) mais beaucoup moins les quelques pièces -8 au total- qu’il a écrites, dont Légende d’une vie, inédite et jamais jouée jusque-là !

Friedrich Franck, un jeune auteur, vit complètement écrasé par l’image de son père, artiste national élevé au rang de légende. Tout dans la demeure familiale, rappelle le travail du grand homme : sa veuve Léonor y veille scrupuleusement. L’arrivée de Maria, qui a connu Karl Franck dans ses jeunes années, va faire voler en éclat le mythe.

N’ayant pas lu la version papier de la pièce -encore moins en version originale!- je ne suis pas en position de juger de la qualité du texte, néanmoins il m’a semblé superbe et extrêmement moderne pour l’époque. Ils sont nombreux les thèmes abordés par Stephan Zweig dans cette oeuvre ! Si l’ensemble parle de création artistique, il y est aussi question de construction identitaire, d’héritage social, mais surtout du poids des secrets et des non-dits dans une famille. 

Le jeu de chacun des acteurs est formidable et vibrant d’émotion. Gaël Giraudeau campe un personnage véritablement torturé qui redécouvre son père avec une certaine proximité. Son interprétation est d’autant plus juste que certainement inspirée de son propre vécu (il est le fils de l’acteur Bernard Giraudeau). La place des femmes dans le processus créatif est également représentée, à travers les personnages de Léonor et Macha, sublimes sur scène.

Subtile dans son approche des liens filiaux, La légende d’une vie est remarquable d’humanité et de beauté. Dans une ambiance tendue et redoutable, Michel Stampe offre aux spectateurs toute une palette d’émotions sur le chemin de la vérité. 


Silence, on tourne ! 

de Patrick Hautdecoeur et Gérald Sibleyras


silence_affiche_webÉcrite à quatre mains, Silence on tourne ! nous entraîne dans les coulisses d’un plateau de cinéma où rien ne se passe vraiment comme prévu. Ici, aucune tête d’affiche, tous les interprètes ayant un rôle égal à jouer. 

Nous avons donc, en désordre :
– le réalisateur du film, amoureux transi de la jeune première, qui le mène joyeusement mais fermement par le bout du nez
– le producteur endetté jusqu’au cou, mari infidèle et homme méprisant qui n’hésite pourtant pas à implorer son épouse, actrice sur le film, de l’aider financièrement
– la jeune actrice Lola et ses rêves de grandeurs : rêvant de faire carrière, elle est prête à tout pour arriver à ses fins
– Philippe, l’éternel second rôle, complètement invisible aux yeux des autres
– l’assistant du réalisateur, auteur voulant se faire remarquer, qui doit faire avec l’humeur de chacun.e

N’oublions pas, en prime, la maquilleuse étrangère que personne ne comprend, la preneuse de son qui règne sur le plateau tel un dragon, ni les techniciens qui interviennent à plusieurs reprises pour proposer des interludes musicaux aux spectateurs ravis !

En plus de s’être attelé à l’écriture du scénario, Patrick Hautdecoeur se glisse dans la peau d’un des personnages, et incarne ainsi l’assistant-réalisateur sur scène. Sorte de chef d’orchestre de ce plateau de tournage où chacun se soucie davantage de ses problèmes personnels que du projet cinématographique en lui-même, il se montre à la fois candide et facétieux, pour le plus grand bonheur du public, dont la complicité est acquise dès le début de la pièce.

Effectivement, il est acquis que le public de la salle fera office de figurants pour le film, ce qui amène régulièrement les interprètes à prendre à partie des gens dans la salle. Tout est évidemment calculé plus ou moins à l’avance, mais il n’empêche que les gags et catastrophes qui s’enchaînent laissent parfois les spectateurs à bout de souffle d’avoir tant ri !


Acting, de Xavier DURRINGER

avec Niels ARESTRUP, Kad MERAD, Patrick BOSSO


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Imaginez une cellule de prison déjà occupée par deux condamnés. Un beau jour, un troisième lascar les rejoint : lui, c’est Robert, comédien ayant fait carrière dans le théâtre avant d’être arrêté pour meurtre. Des paillettes pleins les yeux à l’évocation du mot « acteur », Gepetto, escroc de bas étage, le supplie de lui apprendre les ficelles du métier pour une éventuelle reconversion quand il aura purgé sa peine.

Réinventer Hamlet et bouleverser l’art dramatique, c’est le défi que se lancent les deux compagnons d’infortune. Commence alors un travail de longue haleine entre Robert, grand amateur d’auteurs classiques (Molière et Shakespeare pour ne citer qu’eux) et son élève, biberonné aux séries télévisés et magazines people. Cette opposition de références entraîne évidemment moultes situations comiques -peut être trop d’ailleurs- : ce comique de situation, souvent réutilisé pendant la pièce, a tendance a lasser. 

Bel exemple de transmission du savoir que Niels Arestrup, admirable dans son rôle de metteur en scène exigeant. Kad Merad campe un personnage plus innocent -concrètement il a le rôle du niais inculte- mais juste dans son interprétation. Même Patrick Bosso s’avère convaincant dans son rôle de taulard taiseux : sa présence silencieuse mais attentive se limite à une gestuelle et des regards pour le moins efficaces. 

Si Xavier Durringer présente avec « facilité » certains clichés du monde du spectacle (notamment l’ego de certaines célébrités ou l’orgueil de certains producteurs), il parvient à placer l’art théâtral au coeur de sa pièce. Ainsi, des questions artistiques un peu complexes ou abstraites sont rendues plus accessibles pour le grand public. 

Huis clos à la mise en scène sobre mais suffisante, Acting respire l’humanité, l’art de se comprendre malgré les différences de chacun. On déplorera simplement le manque d’émotions dans les échanges, ainsi que le côté farce trop présent qui font perdre de la crédibilité à cette pièce tragi-comique.


Tout ce que vous voulez,

de Matthieu DELAPORTE & Alexandre de la PATELLIÈRE

avec Bérénice BÉJO et Stéphane De GROODT


tou_ce_que_vous_voulez_afficheScénaristes et réalisateurs, Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière écrivent à la fois pour le cinéma et la télévision. Après « Un dîner d’adieu » et le fameux « Le Prénom » -qui restera forcément dans les mémoires au moins par son adaptation cinématographique très réussie-, ils reviennent sur le devant de la scène avec Tout ce que vous voulez.

Dramaturge en mal d’inspiration, Lucie est confrontée au syndrome de la page blanche quand Thomas, son nouveau voisin, débarque chez elle pour régler un dégât des eaux. Sous couvert de cet accident du quotidien, la jeune femme légèrement névrosée et le fiscaliste plutôt bavard vont se rapprocher, intriguer ensemble, s’engueuler, pour mieux bouleverser leur existence respective. 

Tout s’était bien enchaîné jusque là, j’étais d’humeur guillerette en me rendant au dernier spectacle de la saison, persuadée d’avoir bien cernée mes goûts en matière d’oeuvre théâtrâle (#brefjaimebienrigoleronacompris). Et là…c’est le drame, ou presque.
Bon, j’exagère puisque le thème du couple, maintes fois traité -au théâtre comme au cinéma- est ici abordé de manière relativement originale. J’ai également beaucoup aimé la double mise en abyme imaginée par les auteurs ainsi que la réflexion à laquelle ils se livrent sur le bonheur. Le focus sur le processus créatif n’est pas inintéressant non plus : jusqu’où peut-on s’inspirer de la réalité pour écrire une fiction ? Est-ce nécessairement un mal ?

Non, le problème à mon manque flagrant d’enthousiasme, il s’appelle Bérénice Béjo ! Découverte dans The Artist (film muet, où elle ne parlait donc pas en toute logique #ThanksCaptainObvious) en 2011, je n’avais jamais eu l’occasion de la croiser dans d’autres oeuvres, et ignorais même que j’allais la retrouver sur les planches. Son jeu forcé et sa manière de minauder à chaque réplique a vite eu raison de ma patience…
Heureusement pour le spectateur, Stéphane de Groodt est là pour sauver les meubles ! Irrésistible et débordant de tendresse pour son personnage, il incarne un homme timide et bourru, mais profondément humain et juste. Son jeu naturel s’oppose complètement aux tentatives de sa partenaire de scène, dont on a presque l’impression qu’elle se contente de lire ses répliques par moments.

Néanmoins, l’évolution de leurs sentiments respectifs s’avère touchante, et l’humour présent dans les dialogues font de Tout ce que vous voulez -je n’ai toujours pas compris le pourquoi du titre d’ailleurs- une comédie romantique relativement originale et agréable.


C’est déjà tout pour cette année…rendez-vous l’an prochain pour un nouveau bilan, puisque je suis quasiment sûre de reprendre un abonnement en 2018-2019 😉

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Et si on testait ? #4 : la box Illumicrate

Les box littéraires, ce n’est pas tellement ma came de base pour une raison très simple : j’ai toujours peur d’être déçue par les goodies proposés, ou par le livre mis à l’honneur, ce qui serait dommage vu le prix général de ce genre de service.

Mais parfois, un thème me tape dans l’œil et je dégaine alors ma carte bancaire plus vite que Flash en personne ! C’est exactement ce qui s’est passé pour « The Grisha Edition » que proposait Illumicrate l’été dernier (Oui oui, je programme mes articles milles an plus tard…hum hum). L’idée avec cette box était de mettre en avant le nouveau livre de Leigh Bardugo, The Language of Thorns, sorti depuis peu, mais également de contenter les fans de l’auteure, connue pour sa duologie Six of Crows d’une part, et sa trilogie Grisha de l’autre. 


Récit d’un unboxing


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Et voilà le bébé !

Je vous épargne les confettis jaunes qui volaient partout à l’ouverture ainsi que la bataille avec les emballages en papier bulle, mais voilà grosso modo ce que contenait la box :

  • Le bouquin vedette de la box, j’ai nommé The Language of Thorns : merveilleuse édition en hardback (what else ?) sans jaquette, dont je suis tombée amoureuse. Matez-moi un peu cette beau-té !
  • Trois jolies cartes postales grand format représentant des villes clés dans les différentes séries de Leigh Bardugo…que j’ai déjà collées sur mes différentes bibliothèques !
  • Un marque-page en bambou très élégant : « When people say impossible, they usually mean improbable ». A-t-on jamais assez de marques-pages ?
  • Un petit baume à lèvre entièrement réalisé à partir d’ingrédients naturels. Il embaume les huiles essentielles et est assez semblable à d’autres produits que j’utilise déjà : un plus donc !
  • Un mug émaillé assez sobre, représentant la ville de Ketterdam (Six of Crows). Si vous ne connaissez pas encore mon amour des mugs, c’est que vous n’avez jamais vu mes placards de cuisine…c’est l’un de mes objets préférés (sûrement parce que je fais une consommation de thés et tisanes scandaleusement élevée) !
  • Un savon noir, nommé d’après Kaz Brekker, l’un des personnages de la duologie Six of Crows. L’idée m’a fait sourire, et l’odeur paraît sympathique.
  • Un sachet de tisane qui sent délicieusement bon les fruits et les pétales de fleurs. Je n’ai pas su trouvé la référence, j’imagine donc qu’il s’agit d’un hommage à l’univers de Grisha, que je n’ai pas encore découvert.
  • Une pochette de transport pour protéger son livre en cours. J’en rêvais, et même si je ne suis pas fan du graphisme proposé, je m’en servirais incessamment sous peu, pour trimbaler ma lecture en cours dans le train !
  • Une bougie parfumée intitulée « Midnight tales », pour accompagner la découverte des contes de The Language of Thorns. Et c’est là que le bât blesse, car contrairement à environ 98% des lecteurs, je DÉTESTE les bougies parfumées, tout comme je déteste l’encens ou toute sorte de parfum…ce qui explique aussi que je rechigne à prendre des box littéraires, où l’on en trouve systématiquement. A l’heure où je vous parle, l’objet maudit a donc trouvé un nouvel acquéreur 😀 !
  • Un merveilleux totebag à l’effigie de notre bande d’escrocs-voleurs préférés. Mon amour pour les totebags étant sans limite, un peu comme pour les mugs, j’étais ravie en ouvrant le carton !
  • Deux pins émaillés « Make me your vilain » et « No mourners, no funerals », qui ont rejoint ma collection grandissante (Victoria passion pins <3) et que j’ai déjà hâte d’arborer !
  • Des chaussettes rouges et noires avec des corbeaux, que j’ai d’ailleurs oublié de faire figurer sur les photos. Si c’est le genre d’objet toujours utile au quotidien, je dois dire que je ne m’attendais pas forcément à en trouver dans une box et que c’est une des petites déceptions du colis.
  • Un carnet à lignes s’inspirant d’une citation et du design de The Language of Thorns. Le genre de choses dont j’ai toujours une utilité folle (surtout ligné !).

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Verdict final


Je dois avouer avoir beaucoup apprécié cette box 🙂 Si l’ensemble des contenus ne m’ont pas emballée, ils restent quand même des goodies de bonne qualité et assez utiles. La relation au thème est respectée, et c’est toujours un plaisir de voir des objets s’inspirant de romans que l’on a chéri (bon, vous l’aurez compris : encore plus quand il s’agit de pins et de mugs 😉 ). Une bonne expérience en somme !

J’émets quand même une réserve quant au prix de la box qui reste très élevé pour la plupart des bourses ! Comptez environ 60£ pour cette édition, que je me suis fait offrir pour mon anniversaire. Néanmoins, il s’agissait, à priori d’une édition spéciale, puisque la box mensuelle classique coûterait « seulement » 30£ d’après ce que j’ai pu voir. Ceci dit, impossible de me rendre compte si elle contient autant d’objets dérivés en temps normal… Si jamais vous avez la réponse, je suis curieuse car je retenterai peut être l’expérience une autre fois !

Et si on testait ? #3 : Les histoires animées d’Albin Michel Jeunesse

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« Histoires animées », c’est donc une collection d’albums mise au point par Albin Michel Jeunesse l’an dernier afin de diversifier son offre. Le principe ? Offrir aux enfants une expérience de lecture différente et interactive à l’aide de la réalité augmentée.

Si je tenais déjà à en parler par ici – ayant eu l’occasion de tester les albums en animation avec des maternelles à la médiathèque-, vous avez été plusieurs à valider l’idée d’un article détaillé, que voici donc.
Les photos sont de piètre qualité et ne rendent pas justice aux albums, j’en suis la première désolée. Seulement, l’ensemble n’est pas évident à représenter, la lumière était plutôt changeante, et ma tablette refusait d’effectuer des captures d’écran, ce qui m’aurait pourtant simplifié la vie !

☞ Comment ça marche ? 

Concrètement, c’est très simple : vous vous procurez l’un des albums au choix, téléchargez l’application dédiée (et gratuite !), sobrement intitulée « Histoires animées », et en avant l’aventure ! 

Le principe, c’est que lorsque vous passez la tablette ou le téléphone au dessus des pages, l’histoire prend vie : les personnages, aussi bien que les décors s’animent et réagissent quand vous appuyez sur l’écran de l’appareil, et des bruitages accompagnent la découverte de l’histoire. 

Les images valent parfois mieux que les mots en guise d’exemple, voilà donc la vidéo de promotion de la collection pour que vous vous fassiez une meilleure idée du fonctionnement :

Pour une meilleure utilisation, je vous conseille de poser l’album directement par terre, et de prendre l’enfant sur vos genoux, puis de lui tenir la tablette. Il faut effectivement que le livre soit à distance raisonnable (20-30 cm en moyenne) de l’appareil photo de la tablette pour pouvoir détecter les pages au fur et à mesure que vous les tournez. La distance est d’autant plus nécessaire qu’il arrive parfois que les animations débordent du cadre de l’album !

Les opposants au numérique dirons sans doute que la mise en place est plutôt lourde… alors effectivement, la première utilisation requiert un minimum d’organisation (nous avons du mettre au point tout un système avec pupitre et table à roulettes pour mener à bien nos animations, et heureusement nous étions deux), mais quand on voit l’effet produit sur les enfants, la question ne se pose plus ! 😉

A noter que l’application propose une option intéressante : pour chaque album, vous choisissez de lire l’histoire vous-même à votre bambin, ou bien d’activer la narration automatique qui s’en chargera à votre place !

☞ Les « moins »

Rien n’empêche, bien sûr, de lire l’album tel quel, sans l’aide de la tablette. Malheureusement, pour certaines histoires, l’utilisation de l’application apporte un vrai plus. Je pense notamment à Copain, qui présente relativement peu d’intérêt au format papier, comparé aux merveilles qu’il recèle quand on se sert d’une tablette ! C’est beaucoup moins flagrant sur les autres livres de la collection.

Autre petit inconvénient à mon sens : la manipulation de la tablette et du livre en même temps s’avère délicate pour les petites mains. Les moments de lecture devront donc, à priori, se faire accompagné d’une personne extérieure, ce qui limite un peu l’accès. D’un autre côté, je me dis que les jeunes enfants (< 8 ans) n’ont sûrement pas accès aux appareils de leurs parents en libre service… 

☞ Bilan d’utilisation

Graphiquement, c’est vraiment une réussite ! Les effets sont bluffants, même si c’est assez inégal selon les histoires. 

Le résultat ne se fait pas attendre : non seulement les adultes en prennent plein les mirettes (je pense à mon coup de cœur de la collection, Copain, qui a vraiment un côté enchanteur !), mais en plus les enfants sont très réactifs et ravis de l’expérience ! 

Ils comprennent très vite le principe de la manipulation, tâtonnent, font glisser leurs petits doigts sur la surface de l’écran, poussent des petits cris de surprise et font entendre de nombreux éclats de rire pendant l’expérience. De quoi gonfler le cœur des parents (et des bibliothécaires !) ❤ 


Copain ? ; de Charlotte Gastaut

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Vous l’aurez compris, l’album de Charlotte Gastaut est sans aucun doute mon gros chouchou de la collection ! Même après maintes utilisations, ma collègue et moi ne nous lassons pas de la beauté de l’animation, et des réactions enthousiastes des enfants présents. Magique donc ! 

Et effectivement, il y a un côté magique dans Copain : autant l’album papier se distingue par sa blancheur et son aspect minimaliste, autant il se pare de mille et une couleurs lorsqu’on utilise l’application dédiée !

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L’album prend vie devant nos yeux, des contenus additionnels apparaissent, changent en fonction de l’action sur la tablette : il suffit de chercher quoi toucher. Page après page, l’enfant pourra faire fleurir un merveilleux jardin, pleuvoir ou neiger, et même se débarrasser de la buée fictive qui embarrasse l’écran !

Mais Copain, c’est aussi un très joli récit emprunt de poésie et d’interrogations sur la solitude : mention spéciale pour la chute, qui fait se rejoindre deux réalités.

Chouette ! ; de Léna Mazilu
et
Peur du noir, moi ? ; de Magali Le Huche

J’ai également beaucoup utilisé ces deux-là durant les quelques semaines qu’ont duré les animations avec tablette ! 

Dans Chouette! , on suit le voyage initiatique d’une petite boule de plume un peu trouillarde, qui déniche une paire de lunettes. Vont s’en suivre de nombreuses rencontres enrichissantes, et un panorama de la forêt intéressant pour les jeunes lecteurs. On découvre la nature de nuit, dans une ambiance un peu feutrée, pleine de petits bruits inquiétants. A l’enfant de faire apparaître les petites bêtes qui se cachent dans les recoins, de caresser le chat qui ronronne, de faire se balancer les chauve-souris… 

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Peur du noir, moi ? présente Clara, une petite fille qui n’ose pas traverser sa maison la nuit, de peur des ombres qui s’y cachent. Au lieu de ses jouets ou du chat caché dans un coin, elle imagine de terribles monstres…
L’album allie le côté utile au ludique en confrontant l’enfant à sa crainte de l’obscurité. Ainsi, l’histoire est une alternance de scènes avec et sans lumière, ce qui permet de se rendre compte que les monstres que l’on croit tapis dans un coin sont bien souvent le fruit de notre imagination ! 

Je ne vous parlerais pas forcément des deux titres restants, Il est l’heure d’aller au lit maintenant ! et 10 petits monstres, auxquels j’ai beaucoup moins accroché. Il faut dire qu’ils s’adressent aux plus petits, leurs graphismes et leurs histoires étant moins élaborés, et de ce fait, j’ai privilégié les trois autres histoires durant le cycle d’animations!

En vrac : Les albums de la collection s’adressent plutôt aux petits de 3-6 ans, même si l’on peut facilement se laisser émerveiller à tout âge. Vous trouverez chaque histoire papier au prix de 15€, tandis que vous pourrez vous procurer gratuitement l’application sur l’Apple Store aussi bien que sur le Google Play Store. Bonne découverte ! 

Tenir un journal de lecture

L’idée me trottait dans la tête depuis ma découverte de l’excellent article d’Allez vous faire lire : je devais me faire un journal de lecture.

Attention, je n’étais pas non plus une hérétique : déjà très présente sur les réseaux sociaux, Babelio, SensCritique, ou encore Livraddict étaient mes copains, et j’y tenais des listes précises de mes dernières lectures. 

Oui, mais. 

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La pinailleuse que je suis trouvait que c’était loin d’être suffisant. Et pour cause : j’avais un support où je pouvais retrouver tous les livres lus jusque là, mais quid de mes impression à la lecture, de mes petits commentaires, voire d’éventuelles citations qui m’aurait mis le cœur en pagaille ? 

Il fallait donc remédier à ça, et trouver quelque chose de plus adapté. Ça a pris du temps, a mûri dans ma caboche, et puis j’ai trouvé un système qui me convenait. 

  • Là où je deviens chiante :

Un vulgaire carnet aurait suffi, mais le côté plus « esthétique » du bujo m’a séduite 😉

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Spoiler Alert : on y prend goût.

Tenir mon journal régulièrement me permet de me vider agréablement la tête, au même titre que les fameux coloriages anti-stress ou le tricot. Désormais, je me retrouve donc, plusieurs fois par semaine, à faire le point sur mes lectures, à gribouiller quand l’envie m’en prend, à mettre des coups de tampon partout, et à me coller du masking tape pleins les doigts pour étoffer mon journal. Accessoirement, j’ai aussi dévalisé le rayon papeterie de ma librairie pour de jolis feutres/stylos colorés/trucs dont je n’avais pas besoin (rayez la mention inutile).

  • Alors qu’est ce qu’on y met ? 

Bien entendu, chacun est libre de faire comme il le souhaite, et devra trouver une méthode ainsi que des codes qui lui conviennent. 

Pour ma part, voilà ce que je note en  général : 
– mes réactions face à ce que j’ai ressenti à la lecture
– des idées/réflexions que le livre suscite 

– un schéma des relations entre personnages ou une mini carte de l’univers (uniquement quand l’histoire est dense, comme c’est parfois le cas en fantasy)
– des passages de l’œuvre qui m’inspirent

Parfois, mon livre en cours me rappelle un autre roman lu bien plus tôt, sur un thème un peu similaire, ou avec un personnage au caractère semblable : dans ce cas là, je le mentionne dans mon carnet, et ça me permet de faire des liens entre des œuvres parfois très différentes. (Accessoirement, c’est très pratique au niveau professionnel !) Et qui dit faire des liens dit aussi listes (aka une de mes activités préférées) ! 

Si vous voulez vous faire une petite idée, mon précieux ressemble donc à ça :

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Prière de ne pas juger mes compétences en dessins/mise en page, je n’ai jamais dépassé le stade du bonhomme en bâton !

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  • Ça m’apporte quoi au final ?

Je suis beaucoup moins perdue quand on me pose la question fatidique : « et sinon, qu’est ce que tu as lu de bien récemment ? ».

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Hmm, des trucs ?

En reprenant les notes prises pendant ma lecture, je suis en mesure d’expliquer à la personne pourquoi j’ai tant aimé ce bouquin, quel personnage m’a posé problème, ou pourquoi je n’ai pas adhéré au propos de l’auteur. Là où je balbutiais avec gêne, maintenant j’argumente. 

Mon système me permet aussi de comptabiliser le nombre de livres dévorés en une année, en distinguant les romans des bandes-dessinées (oui, parce qu’il y a un code visuel différent pour les BD, c’est fort hein ? 😉 ), le tout dans l’optique de faire des listes, encore des listes, toujours plus de listes

Mais le vrai plus, c’est le gain de temps que ça me procure. Parce qu’en notant mes impressions au fur et à mesure que je lis, j’ai plus de facilité à rédiger mes chroniques. Et le temps, c’est de l’argent encore plus de temps pour lire !


Et vous, comment organisez-vous vos comptes-rendus de lectures ?
Team carnet ou accro au numérique ?

Être bibliothécaire : les idées reçues

[Cet article n’a pas vocation à se moquer, mais plutôt à vous éclairer sur certains points si vous ne connaissez que très peu le métier de bibliothécaire]

Les vieilles croyances ont parfois la vie dure, et depuis trois ans que j’exerce le métier de bibliothécaire, j’en ai entendu des vertes et des pas mûres ! Voici donc une petite sélection de phrases les plus entendues, souvent par méconnaissance du métier. Enjoy !

  •  « Vous étiez encore fermé [tel jour], vous ne travaillez jamais en fait ? »
2003
Rarement, la preuve j’ai le temps d’écrire un blog !

Ah, ces fainéants de fonctionnaires alors… 🙂 Plus sérieusement, c’est totalement faux ! Nous travaillons, pour la plupart, à temps plein, et si l’on s’autorise une journée entière de fermeture dans la semaine, c’est pour s’occuper de la partie invisible de l’iceberg.

En effet, le travail en interne ne peut se faire convenablement que lorsque la médiathèque est fermée et que nous ne sommes pas dérangés par les lecteurs : eh oui, les livres n’arrivent pas tout seuls en rayon 😉 

2004
C’est pas faute d’essayer pourtant…

Du coup, les achats, l’équipement des documents reçus, le rangement des rayons, les tâches administratives, la mise en place de projets d’animations, ou encore l’accueil des scolaires, nous occupe largement quand la médiathèque est fermée. 

Au final, c’est grâce à toutes ces tâches que les bibliothèques fonctionnent correctement : l’accueil du public aux horaires d’ouverture, ce n’est que la partie visible ! 

  • « Quelle chance de pouvoir lire presque toute la journée ! »

2005

*Soupirs. Si seulement ! Malheureusement, mon temps de travail est dédié aux autres tâches citées ci-dessus, en plus de l’accueil du public (prêts/retours, renseignements et inscription, rangement…). Les gens ont parfois du mal à concevoir cette idée, parce qu’après tout, ça fait partie du métier, et que pour conseiller les gens, je suis bien obligée d’avoir une idée de ce que je leur propose.

Mais si je veux lire, pour mon plaisir ou pour le travail, c’est sur mon temps libre que ça se passe ! Heureusement pour moi, j’ai « la chance » de devoir utiliser les transports en commun pour me rendre de mon domicile à la médiathèque où je suis employée, ce qui m’offre plus d’une heure de lecture par jour. Ajoutez à ça du temps libre en soirée, et je ne m’en sors pas trop mal 😉 

  • « Il n’y a pas un peu trop de bruit là ? »
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Bon, j’avoue je pratique, moi aussi, le froncement de sourcils. Intensément. C’est tout un entraînement.

On ne va pas se mentir, pendant très longtemps les bibliothèques ont été considérés comme des espèces de sanctuaires où le calme devait régner.

Bonne nouvelle, c’est fini tout ça ! Maintenant, on parle même de « bibliothèques 3è lieu », soit un lieu dans lequel du lien social doit se créer, où les individus peuvent se rencontrer, se réunir et échanger de façon informelle. Exit les conférences barbantes (bon, ça existe toujours concrètement), place aux ateliers cuisine et travaux manuels ! Lesdits ateliers pouvant même être animés par des usagers, la bibliothèque devient alors un vrai lieu de vie dans une ambiance cosy, où chacun peut participer.

  • « Est ce que vous avez [tel titre] ? Comment ça vous ne savez pas ? »

Étonnamment, non, je n’ai pas le catalogue entier dans la médiathèque dans ma petite tête ! Et heureusement ! Vous imaginez mon état autrement ? 

[…]
[…]
Voilà à quoi je pourrais ressembler : 

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Même si nous lisons en général beaucoup, la production éditoriale est telle qu’il est impossible d’en venir à bout ! Il y a tant de nouvelles sorties…et pour peu qu’on ne veuille pas se cantonner à un genre particulier (je travaille en section jeunesse, mais j’apprécie aussi beaucoup la littérature générale ainsi que les bandes-dessinées, merci), c’est un cercle sans fin. 

Donc non, nous ne lisons pas TOUS les livres qui sont en rayon, et devons même parfois faire une recherche sur le catalogue en ligne pour nous assurer d’avoir LE titre voulu. 

J’espère que cet article n’aura vexé personne, c’était loin d’être l’idée de base 😉 Si jamais vous aviez des questions concernant le métier, ou les bibliothèques de manière plus générale, je serais plus que ravie d’y répondre en commentaire ! 

Quelques envies de la Rentrée littéraire…

Septembre approche à grand pas, apportant avec lui le grand boom littéraire de l’année : j’ai nommé la Rentrée littéraire. Mais si, rappelez-vous, c’est cette période maudite (question de point de vue) où des centaines de livres sortent simultanément ! En général, c’est la pagaille dans la tête des lecteurs tant l’offre est grande et que tout paraît tentant.

Cette année, allez savoir pourquoi, je me suis davantage intéressée aux sorties qui pourraient potentiellement m’intéresser, et je me suis constituée une petite liste d’œuvres à lire absolument à cette occasion. Il faut dire que l’amie Pikobooks m’avait déjà sérieusement motivée avec sa vidéo thématique sur le sujet ! Du coup, cet article s’inscrit un peu dans la même lignée : mettre en avant des oeuvres à paraître lors de la Rentrée littéraire 2017, voire peut être même s’en faire un challenge à part entière (mais tout est bien mieux expliqué dans la vidéo 😉 ).

Prêts ? Alors accrochez vos bretelles, c’est parti mon kiki !

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Sirius; de Stéphane Servant – chez Le Rouergue
(sortie le 23 août)

Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d’élever Kid. Entre leurs expéditions pour trouver de la nourriture et les leçons données au petit garçon, le temps s’écoule doucement… jusqu’au jour où le mystérieux passé d’Avril les jette brutalement sur la route. Il leur faut maintenant survivre sur une terre stérile pleine de dangers.

Une si jolie couverture ne pouvait que faire palpiter mon petit cœur ! Connaissant la plume ensorcelante de Stéphane Servant et ayant beaucoup aimé ces deux dernières parutions young adult (Le Cœur des louves, et La langue des bêtes) évidemment je vais me jeter sur celui-là ! Je suis curieuse de découvrir cette histoire post-apo qui semble laisser une grande place à la nature. 

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La fourmi rouge
; de Emilie Chazerand – chez Sarbacane 
(sortie le 23 août)

Vania Studel a quinze ans. Pour elle, la vie ne semble être qu’une succession d’épreuves où chacun est condamné à n’être personne. Entre sa mère morte lorsqu’elle avait huit ans, son père taxidermiste farfelu et ses relations difficiles avec ses camarades, elle se voit comme une malheureuse fourmi parmi d’autres. Mais un jour, elle reçoit un courriel anonyme qui lui révèle toute son originalité.

Deux raisons me poussent à ajouter ce petit nouveau à cette liste : 1) C’est un nouveau bouquin de la collection Exprim’, j’ai donc aveuglément confiance tant j’aime les publications de cette collection chez Sarbacane. 2) Niveau humour, selon quelques chanceux blogueurs qui l’ont lu avant sa sortie, on se situe  pas loin du tout des Petites Reines de Clémentine Beauvais, ou encore de Je suis ton soleil de Marie Pavlenko. Pourquoi hésiter alors ? 😀 

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L’aube sera grandiose
; de Anne-Laure Bondoux – chez Gallimard jeunesse 
(sortie le 21 septembre)

Titiana emmène sa fille Nine, 16 ans, dans une mystérieuse cabane au bord d’un lac afin de lui révéler des secrets sur sa vie. Durant toute la nuit, cette dernière écoute, suspendue à ses lèvres, l’histoire de sa famille, ses aventures et ses péripéties parfois drôles et parfois tragiques.

Un nouveau Anne-Laure Bondoux ? Pas besoin d’en dire plus pour que je fonce ! Pour tout dire, je ne me suis toujours pas remise du bijou qu’était Tant que nous sommes vivants… Et le résumé, ainsi que la couverture, me laisse rêveuse 🙂

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Génération K
(3); de Marine Carteron – aux Editions Le Rouergue
(sortie le 4 octobre)

Après la mort de Mina, l’étau se resserre autour des génophores qui n’ont jamais été autant en danger. Toujours traqués par Biomedicare, la fuite n’est plus une solution. S’ils veulent mettre un terme à la propagation du virus et s’affranchir du Maître, ils vont devoir faire face et livrer leur ultime bataille.

Les deux premiers tomes de la trilogie m’avaient fait frissonner comme il se doit, hors de question de manquer le combat final des Génophores ! Pour ceux qui voudraient voir le mythe du vampire remis au goût du jour, avec en prime la présence de manipulations génétiques et d’une étrange épidémie :  je suis certaine que cette saga sombre et addictive vous séduira !

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Mischling; de Affinity Konar – chez Acte Sud
(sortie le 6 septembre)

Pearl et Stasha, douze ans, sont jumelles. Pour les nazis, elles ont une particularité : ce sont des Mischling, des sang-mêlé. C’est à ce titre qu’elles sont déportées à Auschwitz, à l’automne 1944, où le tristement célèbre docteur Mengele les sélectionne pour leur faire subir des expériences médicales…
L’hiver arrivé, et l’armée russe approchant, Pearl disparaît mystérieusement. Ignorant si elle est toujours en vie, Stasha décide, à la libération du camp, de partir à sa recherche.

Un peu glauque hein ? Oui, sauf que l’histoire de cette période me passionne ! L’angle d’approche change de ce que j’ai pu lire sur le sujet, et ce roman fera très certainement écho au suivant de la liste. 

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La Disparition de Josef Mengele
; de Olivier Guez – chez Grasset
(sortie le 16 août)

1949 : Josef Mengele arrive en Argentine. Caché derrière divers pseudonymes, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L’Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le médecin SS doit s’enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance de planque en planque, déguisé et rongé par l’angoisse, ne connaîtra plus de répit… jusqu’à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979. Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant ?

Allez, rebelote pour la Seconde Guerre mondiale ! Oui, mais là aussi l’angle d’approche est intéressant. D’autant plus qu’on traite du « après » conflit et côté nazi, ce qui m’a toujours rendue curieuse.

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Une histoire des abeilles
; de Maja Lunde – chez Les Presses de la Cité
(sortie le 17 août)

Angleterre, 1852. Père dépassé et époux frustré, William a remisé ses rêves de carrière scientifique. Mais la découverte de l’apiculture réveille son orgueil déchu : décidé à impressionner son unique fils, il se jure de concevoir une ruche révolutionnaire.
Ohio, 2007. George, apiculteur bourru, ne se remet pas de la nouvelle : son unique fils s’est converti au végétarisme et rêve de devenir écrivain. Qui va donc reprendre les rênes d’une exploitation menacée chaque jour un peu plus par l’inquiétante disparition des abeilles ?
Chine, 2098. L’Effondrement de 2045 a laissé la planète exsangue. Comme tous ses compatriotes, Tao passe ses journées à polliniser les fleurs à la main. Pour son petit garçon, elle rêve de l’avenir réservé à l’infime élite. Seulement, un jour, Wei-Wen tombe dans le coma après s’être aventuré seul dans une forêt… Afin de comprendre ce qui est arrivé à son fils, Tao se plonge aux origines du plus grand désastre de l’humanité.

Nombreux sont les blogueurs à avoir pu découvrir le roman avant sa parution, et leurs commentaires enjoués et émus m’ont particulièrement donné envie de découvrir cette histoire, si loin de mes lectures habituelles. Quand un auteur aborde, en plus, les thèmes de la famille et de l’écologie, je me dis que je dois essayer !

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Une histoire des loups
; de Emily Fridlund – chez Gallmeister 
(sortie le 4 septembre)

Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt, alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Cette histoire aux airs de thrillers me rappellent d’autres lectures antérieures, même si la teneur du roman sera peut être un peu différente. Il s’agit, en plus, d’un premier roman, qui a compté parmi les best-sellers dès sa sortie aux USA, d’où mon enthousiaste !

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Neverland; de Timothée de Fombelle – chez L’iconoclaste 
(sortie le 30 août)

Neverland est l’histoire d’un voyage au pays perdu de l’enfance, celui que nous portons tous en nous. À la fois livre d’aventure et livre-mémoire, il ressuscite nos souvenirs enfouis.
« Je suis parti un matin en chasse de l’enfance. Je ne l’ai dit à personne. J’avais décidé de la capturer entière et vivante. Je voulais la mettre en lumière, la regarder, pouvoir en faire le tour. Je l’avais toujours sentie battre en moi, elle ne m’avait jamais quitté. »

Le résumé est plutôt vague et laisse beaucoup de place à l’imagination du lecteur. Mais Timothée de Fombelle, c’est un peu comme Anne-Laure Bondoux, j’aime tant son oeuvre que je ne peux juste pas résister ! La poésie qui se dégage des extraits que j’ai pu lire jusque-là est telle qu’il me tarde de l’avoir entre les mains ! 


C’est tout pour mes envies de la Rentrée littéraire ! D’autres titres s’ajouteront certainement au fur et à mesure que je dévaliserai les rayons des librairies, mais disons que faute de temps (et d’argent !), je cible ceux-là en priorité. 

D’ailleurs, en parlant des libraires, ayons donc une pensée émue pour eux, qui vont subir durant plusieurs semaines l’assaut constant du public, ainsi que les demandes les plus saugrenues (« je ne me rappelle pas du titre, mais la couverture est rouge, c’est sûr ! » ou bien « mais si, ils en ont parlé à la radio ce matin, vous ne voyez pas? »). 

Et vous, sur quoi pensez-vous craquer pour la rentrée ? Y a-t-il déjà des titres qui vous donnent envie de faire ça ? 😉

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Et si on testait #2 : la box Mille et un livres


C’est quoi ce truc ? 


Mille et un livres fait partie des box littéraires que l’on voit fleurir depuis quelques temps sur le web. Leur spécificité ? Proposer une offre adéquate aux accros de littérature Young-Adult dans mon genre, avides de nouveautés 😉

Plusieurs possibilités sont offertes, avec pour chaque option la possibilité de se faire livrer à domicile, ou bien en relais colis :
   – la box « Petit Format » à 19,50 €
   – la box « Grand Format » à 24,50 €
   – la box « Maxi-Format » à 31,00 €

Ceci dit, attention à l’ajout des 6,50 € de frais de port lorsque vous validez votre panier !

A noter que vous pouvez souscrire à un abonnement de trois ou six mois, ou bien opter uniquement pour la box du mois, ou encore vous offrir une ancienne box, sous réserve qu’elle soit toujours disponible sur la boutique.

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Ce que ça donne concrètement :


Quand je me suis aperçue que Londres serait à l’honneur dans la box du mois, je n’ai pas hésité un instant avant de dégainer ma carte bancaire, moi qui, pourtant, me tient loin des box en tous genres, par peur d’être déçue du contenu surprise. En l’occurrence là, j’étais presque sûre d’avoir deviné quel roman contiendrait la box (et je suis tombée dans le mille, à mon grand plaisir !), et le thème me paraissait suffisamment attrayant pour tenter le coup ! J’ai donc opté pour la formule avec la box « Maxi Format », pour voir un peu ce que valaient les nombreux goodies.

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J’ai vraiment apprécié le soin apporté au colis, que ce soit au niveau de la présentation générale, que de la protection des articles (le livre est mis dans un sachet sous vide pour éviter tous risques).

Le « menu » de la box est particulièrement détaillé : il présente le roman du mois, et détaille la provenance de chacun des goodies présents, et le lien qu’ils ont avec le thème. J’en ai trouvé le graphisme particulièrement original et recherché. 

Mais passons plutôt aux choses sérieuses :

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Tadaaam !

La box contenait donc le roman de V.E Schwab Shades of Magic, premier volet d’une trilogie tout juste sorti en France grâce à aux Éditions Lumen. Il s’agit d’une histoire à base de magie et de mondes parallèles, se déroulant principalement à Londres, d’où sa présence logique dans la box du mois !

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Côté goodies, on trouvait un joli marque-page inspiré du film Mary Poppins, un carnet de notes relatif à la saga Harry Potter, une bougie à la cire de soja (apparemment, la couleur rouge à une symbolique particulière dans le roman), un sachet d’Earl Grey -référence à Sherlock Holmes-, ainsi qu’un magnifique tote-bag qui vient agrandir ma collection 😉

Si je ne suis pas une grande fan des bougies parfumées (j’ai l’impression d’être la seule dans ce cas sur Terre), je reconnais que le choix des objets accompagnant le roman était pertinent et tous les goodies sont, ma foi, bien mignons et me serviront certainement.


Et donc, j’en pense quoi ?


A priori, que du positif, avec :
    – un rapport qualité/prix que je juge satisfaisant
    – des goodies raccords au thème de la box
    – un roman choisi parmi les nouveautés du moment
    – le soin apporté au paquet

J’ai donc bien accroché au principe et ne suis pas déçue de l’expérience. Qui sait, si le thème est propice, peut être même me laisserais-je retenter à l’occasion ! Dans tous les cas, ça reste une chouette idée de cadeau, pour vous-même ou l’un de vos proches.