Et si on testait ? #4 : la box Illumicrate

Les box littéraires, ce n’est pas tellement ma came de base pour une raison très simple : j’ai toujours peur d’être déçue par les goodies proposés, ou par le livre mis à l’honneur, ce qui serait dommage vu le prix général de ce genre de service.

Mais parfois, un thème me tape dans l’œil et je dégaine alors ma carte bancaire plus vite que Flash en personne ! C’est exactement ce qui s’est passé pour « The Grisha Edition » que proposait Illumicrate l’été dernier (Oui oui, je programme mes articles milles an plus tard…hum hum). L’idée avec cette box était de mettre en avant le nouveau livre de Leigh Bardugo, The Language of Thorns, sorti depuis peu, mais également de contenter les fans de l’auteure, connue pour sa duologie Six of Crows d’une part, et sa trilogie Grisha de l’autre. 


Récit d’un unboxing


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Et voilà le bébé !

Je vous épargne les confettis jaunes qui volaient partout à l’ouverture ainsi que la bataille avec les emballages en papier bulle, mais voilà grosso modo ce que contenait la box :

  • Le bouquin vedette de la box, j’ai nommé The Language of Thorns : merveilleuse édition en hardback (what else ?) sans jaquette, dont je suis tombée amoureuse. Matez-moi un peu cette beau-té !
  • Trois jolies cartes postales grand format représentant des villes clés dans les différentes séries de Leigh Bardugo…que j’ai déjà collées sur mes différentes bibliothèques !
  • Un marque-page en bambou très élégant : « When people say impossible, they usually mean improbable ». A-t-on jamais assez de marques-pages ?
  • Un petit baume à lèvre entièrement réalisé à partir d’ingrédients naturels. Il embaume les huiles essentielles et est assez semblable à d’autres produits que j’utilise déjà : un plus donc !
  • Un mug émaillé assez sobre, représentant la ville de Ketterdam (Six of Crows). Si vous ne connaissez pas encore mon amour des mugs, c’est que vous n’avez jamais vu mes placards de cuisine…c’est l’un de mes objets préférés (sûrement parce que je fais une consommation de thés et tisanes scandaleusement élevée) !
  • Un savon noir, nommé d’après Kaz Brekker, l’un des personnages de la duologie Six of Crows. L’idée m’a fait sourire, et l’odeur paraît sympathique.
  • Un sachet de tisane qui sent délicieusement bon les fruits et les pétales de fleurs. Je n’ai pas su trouvé la référence, j’imagine donc qu’il s’agit d’un hommage à l’univers de Grisha, que je n’ai pas encore découvert.
  • Une pochette de transport pour protéger son livre en cours. J’en rêvais, et même si je ne suis pas fan du graphisme proposé, je m’en servirais incessamment sous peu, pour trimbaler ma lecture en cours dans le train !
  • Une bougie parfumée intitulée « Midnight tales », pour accompagner la découverte des contes de The Language of Thorns. Et c’est là que le bât blesse, car contrairement à environ 98% des lecteurs, je DÉTESTE les bougies parfumées, tout comme je déteste l’encens ou toute sorte de parfum…ce qui explique aussi que je rechigne à prendre des box littéraires, où l’on en trouve systématiquement. A l’heure où je vous parle, l’objet maudit a donc trouvé un nouvel acquéreur 😀 !
  • Un merveilleux totebag à l’effigie de notre bande d’escrocs-voleurs préférés. Mon amour pour les totebags étant sans limite, un peu comme pour les mugs, j’étais ravie en ouvrant le carton !
  • Deux pins émaillés « Make me your vilain » et « No mourners, no funerals », qui ont rejoint ma collection grandissante (Victoria passion pins <3) et que j’ai déjà hâte d’arborer !
  • Des chaussettes rouges et noires avec des corbeaux, que j’ai d’ailleurs oublié de faire figurer sur les photos. Si c’est le genre d’objet toujours utile au quotidien, je dois dire que je ne m’attendais pas forcément à en trouver dans une box et que c’est une des petites déceptions du colis.
  • Un carnet à lignes s’inspirant d’une citation et du design de The Language of Thorns. Le genre de choses dont j’ai toujours une utilité folle (surtout ligné !).

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Verdict final


Je dois avouer avoir beaucoup apprécié cette box 🙂 Si l’ensemble des contenus ne m’ont pas emballée, ils restent quand même des goodies de bonne qualité et assez utiles. La relation au thème est respectée, et c’est toujours un plaisir de voir des objets s’inspirant de romans que l’on a chéri (bon, vous l’aurez compris : encore plus quand il s’agit de pins et de mugs 😉 ). Une bonne expérience en somme !

J’émets quand même une réserve quant au prix de la box qui reste très élevé pour la plupart des bourses ! Comptez environ 60£ pour cette édition, que je me suis fait offrir pour mon anniversaire. Néanmoins, il s’agissait, à priori d’une édition spéciale, puisque la box mensuelle classique coûterait « seulement » 30£ d’après ce que j’ai pu voir. Ceci dit, impossible de me rendre compte si elle contient autant d’objets dérivés en temps normal… Si jamais vous avez la réponse, je suis curieuse car je retenterai peut être l’expérience une autre fois !

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Et si on testait ? #3 : Les histoires animées d’Albin Michel Jeunesse

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« Histoires animées », c’est donc une collection d’albums mise au point par Albin Michel Jeunesse l’an dernier afin de diversifier son offre. Le principe ? Offrir aux enfants une expérience de lecture différente et interactive à l’aide de la réalité augmentée.

Si je tenais déjà à en parler par ici – ayant eu l’occasion de tester les albums en animation avec des maternelles à la médiathèque-, vous avez été plusieurs à valider l’idée d’un article détaillé, que voici donc.
Les photos sont de piètre qualité et ne rendent pas justice aux albums, j’en suis la première désolée. Seulement, l’ensemble n’est pas évident à représenter, la lumière était plutôt changeante, et ma tablette refusait d’effectuer des captures d’écran, ce qui m’aurait pourtant simplifié la vie !

☞ Comment ça marche ? 

Concrètement, c’est très simple : vous vous procurez l’un des albums au choix, téléchargez l’application dédiée (et gratuite !), sobrement intitulée « Histoires animées », et en avant l’aventure ! 

Le principe, c’est que lorsque vous passez la tablette ou le téléphone au dessus des pages, l’histoire prend vie : les personnages, aussi bien que les décors s’animent et réagissent quand vous appuyez sur l’écran de l’appareil, et des bruitages accompagnent la découverte de l’histoire. 

Les images valent parfois mieux que les mots en guise d’exemple, voilà donc la vidéo de promotion de la collection pour que vous vous fassiez une meilleure idée du fonctionnement :

Pour une meilleure utilisation, je vous conseille de poser l’album directement par terre, et de prendre l’enfant sur vos genoux, puis de lui tenir la tablette. Il faut effectivement que le livre soit à distance raisonnable (20-30 cm en moyenne) de l’appareil photo de la tablette pour pouvoir détecter les pages au fur et à mesure que vous les tournez. La distance est d’autant plus nécessaire qu’il arrive parfois que les animations débordent du cadre de l’album !

Les opposants au numérique dirons sans doute que la mise en place est plutôt lourde… alors effectivement, la première utilisation requiert un minimum d’organisation (nous avons du mettre au point tout un système avec pupitre et table à roulettes pour mener à bien nos animations, et heureusement nous étions deux), mais quand on voit l’effet produit sur les enfants, la question ne se pose plus ! 😉

A noter que l’application propose une option intéressante : pour chaque album, vous choisissez de lire l’histoire vous-même à votre bambin, ou bien d’activer la narration automatique qui s’en chargera à votre place !

☞ Les « moins »

Rien n’empêche, bien sûr, de lire l’album tel quel, sans l’aide de la tablette. Malheureusement, pour certaines histoires, l’utilisation de l’application apporte un vrai plus. Je pense notamment à Copain, qui présente relativement peu d’intérêt au format papier, comparé aux merveilles qu’il recèle quand on se sert d’une tablette ! C’est beaucoup moins flagrant sur les autres livres de la collection.

Autre petit inconvénient à mon sens : la manipulation de la tablette et du livre en même temps s’avère délicate pour les petites mains. Les moments de lecture devront donc, à priori, se faire accompagné d’une personne extérieure, ce qui limite un peu l’accès. D’un autre côté, je me dis que les jeunes enfants (< 8 ans) n’ont sûrement pas accès aux appareils de leurs parents en libre service… 

☞ Bilan d’utilisation

Graphiquement, c’est vraiment une réussite ! Les effets sont bluffants, même si c’est assez inégal selon les histoires. 

Le résultat ne se fait pas attendre : non seulement les adultes en prennent plein les mirettes (je pense à mon coup de cœur de la collection, Copain, qui a vraiment un côté enchanteur !), mais en plus les enfants sont très réactifs et ravis de l’expérience ! 

Ils comprennent très vite le principe de la manipulation, tâtonnent, font glisser leurs petits doigts sur la surface de l’écran, poussent des petits cris de surprise et font entendre de nombreux éclats de rire pendant l’expérience. De quoi gonfler le cœur des parents (et des bibliothécaires !) ❤ 


Copain ? ; de Charlotte Gastaut

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Vous l’aurez compris, l’album de Charlotte Gastaut est sans aucun doute mon gros chouchou de la collection ! Même après maintes utilisations, ma collègue et moi ne nous lassons pas de la beauté de l’animation, et des réactions enthousiastes des enfants présents. Magique donc ! 

Et effectivement, il y a un côté magique dans Copain : autant l’album papier se distingue par sa blancheur et son aspect minimaliste, autant il se pare de mille et une couleurs lorsqu’on utilise l’application dédiée !

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L’album prend vie devant nos yeux, des contenus additionnels apparaissent, changent en fonction de l’action sur la tablette : il suffit de chercher quoi toucher. Page après page, l’enfant pourra faire fleurir un merveilleux jardin, pleuvoir ou neiger, et même se débarrasser de la buée fictive qui embarrasse l’écran !

Mais Copain, c’est aussi un très joli récit emprunt de poésie et d’interrogations sur la solitude : mention spéciale pour la chute, qui fait se rejoindre deux réalités.

Chouette ! ; de Léna Mazilu
et
Peur du noir, moi ? ; de Magali Le Huche

J’ai également beaucoup utilisé ces deux-là durant les quelques semaines qu’ont duré les animations avec tablette ! 

Dans Chouette! , on suit le voyage initiatique d’une petite boule de plume un peu trouillarde, qui déniche une paire de lunettes. Vont s’en suivre de nombreuses rencontres enrichissantes, et un panorama de la forêt intéressant pour les jeunes lecteurs. On découvre la nature de nuit, dans une ambiance un peu feutrée, pleine de petits bruits inquiétants. A l’enfant de faire apparaître les petites bêtes qui se cachent dans les recoins, de caresser le chat qui ronronne, de faire se balancer les chauve-souris… 

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Peur du noir, moi ? présente Clara, une petite fille qui n’ose pas traverser sa maison la nuit, de peur des ombres qui s’y cachent. Au lieu de ses jouets ou du chat caché dans un coin, elle imagine de terribles monstres…
L’album allie le côté utile au ludique en confrontant l’enfant à sa crainte de l’obscurité. Ainsi, l’histoire est une alternance de scènes avec et sans lumière, ce qui permet de se rendre compte que les monstres que l’on croit tapis dans un coin sont bien souvent le fruit de notre imagination ! 

Je ne vous parlerais pas forcément des deux titres restants, Il est l’heure d’aller au lit maintenant ! et 10 petits monstres, auxquels j’ai beaucoup moins accroché. Il faut dire qu’ils s’adressent aux plus petits, leurs graphismes et leurs histoires étant moins élaborés, et de ce fait, j’ai privilégié les trois autres histoires durant le cycle d’animations!

En vrac : Les albums de la collection s’adressent plutôt aux petits de 3-6 ans, même si l’on peut facilement se laisser émerveiller à tout âge. Vous trouverez chaque histoire papier au prix de 15€, tandis que vous pourrez vous procurer gratuitement l’application sur l’Apple Store aussi bien que sur le Google Play Store. Bonne découverte ! 

Et si on testait #2 : la box Mille et un livres


C’est quoi ce truc ? 


Mille et un livres fait partie des box littéraires que l’on voit fleurir depuis quelques temps sur le web. Leur spécificité ? Proposer une offre adéquate aux accros de littérature Young-Adult dans mon genre, avides de nouveautés 😉

Plusieurs possibilités sont offertes, avec pour chaque option la possibilité de se faire livrer à domicile, ou bien en relais colis :
   – la box « Petit Format » à 19,50 €
   – la box « Grand Format » à 24,50 €
   – la box « Maxi-Format » à 31,00 €

Ceci dit, attention à l’ajout des 6,50 € de frais de port lorsque vous validez votre panier !

A noter que vous pouvez souscrire à un abonnement de trois ou six mois, ou bien opter uniquement pour la box du mois, ou encore vous offrir une ancienne box, sous réserve qu’elle soit toujours disponible sur la boutique.

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Ce que ça donne concrètement :


Quand je me suis aperçue que Londres serait à l’honneur dans la box du mois, je n’ai pas hésité un instant avant de dégainer ma carte bancaire, moi qui, pourtant, me tient loin des box en tous genres, par peur d’être déçue du contenu surprise. En l’occurrence là, j’étais presque sûre d’avoir deviné quel roman contiendrait la box (et je suis tombée dans le mille, à mon grand plaisir !), et le thème me paraissait suffisamment attrayant pour tenter le coup ! J’ai donc opté pour la formule avec la box « Maxi Format », pour voir un peu ce que valaient les nombreux goodies.

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J’ai vraiment apprécié le soin apporté au colis, que ce soit au niveau de la présentation générale, que de la protection des articles (le livre est mis dans un sachet sous vide pour éviter tous risques).

Le « menu » de la box est particulièrement détaillé : il présente le roman du mois, et détaille la provenance de chacun des goodies présents, et le lien qu’ils ont avec le thème. J’en ai trouvé le graphisme particulièrement original et recherché. 

Mais passons plutôt aux choses sérieuses :

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Tadaaam !

La box contenait donc le roman de V.E Schwab Shades of Magic, premier volet d’une trilogie tout juste sorti en France grâce à aux Éditions Lumen. Il s’agit d’une histoire à base de magie et de mondes parallèles, se déroulant principalement à Londres, d’où sa présence logique dans la box du mois !

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Côté goodies, on trouvait un joli marque-page inspiré du film Mary Poppins, un carnet de notes relatif à la saga Harry Potter, une bougie à la cire de soja (apparemment, la couleur rouge à une symbolique particulière dans le roman), un sachet d’Earl Grey -référence à Sherlock Holmes-, ainsi qu’un magnifique tote-bag qui vient agrandir ma collection 😉

Si je ne suis pas une grande fan des bougies parfumées (j’ai l’impression d’être la seule dans ce cas sur Terre), je reconnais que le choix des objets accompagnant le roman était pertinent et tous les goodies sont, ma foi, bien mignons et me serviront certainement.


Et donc, j’en pense quoi ?


A priori, que du positif, avec :
    – un rapport qualité/prix que je juge satisfaisant
    – des goodies raccords au thème de la box
    – un roman choisi parmi les nouveautés du moment
    – le soin apporté au paquet

J’ai donc bien accroché au principe et ne suis pas déçue de l’expérience. Qui sait, si le thème est propice, peut être même me laisserais-je retenter à l’occasion ! Dans tous les cas, ça reste une chouette idée de cadeau, pour vous-même ou l’un de vos proches.

Et si on testait ? #1 : Les histoires du facteur

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C’est quoi ce truc ? 


Derrière ce drôle de nom se cachent plusieurs éditeurs jeunesse basés en Auvergne : L’atelier du poisson soluble, La Poule qui pond, et les Éditions Margot. Tous trois ont choisi de s’associer autour d’un nouveau projet : celui d’une box contenant des albums pour enfants.

Comme bien souvent, une campagne de financement a été menée sur Ulule pour rassembler les fonds nécessaires. Forcément, quand j’ai vu l’information passer sur les réseaux sociaux, j’ai cliqué immédiatement ! Parce que je connais déjà ces trois maisons d’éditions, et  qu’elles publient toujours des œuvres de qualité.

Si vous êtes un adepte des box, vous connaissez le principe : ici, tous les deux mois, on vous propose de recevoir trois livres. Il peut s’agir d’albums réédités pour l’occasion, voire carrément de publications inédites. 

Côté prix, il faut compter 75€ pour un abonnement de six mois (60€ + 15€ de frais de port, sauf si vous venez récupérer votre paquet chéri à Clermont-Ferrand). Une seule formule existe pour le moment, mais cela sera peut être amené à changer selon le succès que remportera la box. 


Ce que ça donne en pratique 



Concrètement, il n’y a pas de box en carton comme on peut en avoir l’habitude ailleurs : le contenant n’est ni plus ni moins qu’une grosse enveloppe doublée de papier bulle. Nulle crainte pour autant : M. le facteur a été précautionneux et n’a pas abîmé les précieux  🙂 L’enveloppe contient donc les trois livres enveloppés dans un étui cartonné, ainsi qu’une illustration sur carte créée (et signée !) pour l’occasion par le talentueux Thibault Prugne. D’ailleurs, si j’en crois sa page Facebook, ce sera lui qui assurera les visuels des prochaines box ! (danse de la joie dans mon petit cœur <3) 

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Et donc, j’en pense quoi ?


Faire confiance aux Histoires du facteurs, c’est la garantie de recevoir des albums variés -tant au niveau du texte que des illustrations- puisque l’on reçoit un livre de chaque maison d’édition !

Pour moi, la box vaut bien son prix. Mon seul regret ? Que les livres soient tous fournis en petit format (17x22cm), et non dans leur taille d’origine : ce n’est pas le cas pour tous, mais je crois me rappeler que Félicien et son orchestre  était un grand format assez conséquent. Vu les très jolies illustrations de l’album, cela peut frustrer certains lecteurs.

Globalement, je suis donc plutôt satisfaite de cette première expérience, et réitèrerai sans doute l’expérience dans quelques mois !

Pour jeter un œil sur le site, c’est par ici !  🙂