The Memory Book

The Memory Book; de Lara Avery
Publié aux Editions Lumen, 2016 – 224 pages

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Sam a toujours eu un plan : sortir première du lycée et filer vivre à New York. Rien ne l’en empêchera – pas même une anomalie génétique rare qui, lentement, va commencer à lui voler ses souvenirs, puis sa santé. Désormais, ce qu’il lui faut, c’est un nouveau plan. C’est ainsi que naît son journal : ce sont les notes qu’elle s’envoie à elle-même dans le futur, la trace des heures, petites et grandes, qu’elle vit. Le but ? Contre toute attente, contre vents et marées : ne rien oublier.

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“Oh, oh, encore de la sick-lit…” me suis-je dis, perplexe, en voyant ce livre dans les rayons. La sick-lit, c’est ce nouveau genre de romans qui a fleuri après le succès de Nos étoiles contraires, et qui met en scène un(e) adolescent face à la maladie. Notez que j’avais d’ailleurs adoré Nos étoiles contraires, et plus récemment Everything, everything, mais bon…

Pour autant, je n’avais encore jamais lu quelque chose sur le sujet sensible qui est évoqué ici, à savoir la perte de mémoire chez les jeunes.

A partir du moment où Samantha apprend qu’elle est atteinte d’une maladie incurable qui, à terme, lui fera perdre la mémoire, elle entreprend d’écrire une sorte de journal de bord pour sa future elle. Tout cela lui permet de garder un minimum de contrôle sur sa vie en y consignant tout ce qui compte pour elle au quotidien : aussi bien ses cours au lycée que son cadre familial. Le plus selon moi, c’est qu’elle écrit comme ça lui vient, ce qui nous permet d’être plus proche d’elle. 

Des rêves pleins la tête, Samantha est une jeune fille très studieuse, pas franchement populaire, avec de grands projets d’avenir : elle rêve d’aller étudier à New York où elle prévoit de devenir une brillant avocate.

Bizarrement, j’ai eu du mal à m’attacher au personnage principal au départ…il faut dire que son côté sérieux et maniaque du contrôle m’agaçait un peu ! Heureusement, le déclic s’est fait, et sans même m’en rendre compte, j’ai été touchée par cette jeune fille déterminée à accomplir ses rêves, et ce malgré son état de santé préoccupant. L’évolution du personnage est d’ailleurs émouvante en soi. On voit Sam se dévoiler petit à petit, montrer ses failles, et c’est là qu’elle devient vraiment intéressante : lorsqu’elle apprend à vivre différemment avec le temps qui lui est imparti et qu’elle se rend compte de ce que le bonheur est pour elle. 

Constitué de courts chapitres qui apportent un bon rythme à l’histoire, The Memory Book se dévore littéralement ! En parallèle, des listes et des notes d’autres personnages viennent compléter le journal de Sam, invitant le lecteur à s’immiscer davantage dans sa vie de tous les jours. 

Au final, c’est une belle surprise pour moi, qui n’attendait pas tant de ce livre ! Lara Avery nous offre une belle leçon de vie : prendre le temps d’apprécier les petites choses de tous les jours. Si les caractéristiques de l’histoire sont parfois un peu clichées, elle reste touchante et se lit rapidement !

En bref :
– une héroïne courageuse
– un roman positif malgré la tristesse ambiante
  – une belle lecture pour les amateurs d’émotions !
– ne révolutionne pas le genre

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8 réflexions sur “The Memory Book

  1. Niognot dit :

    Une copine l’a beaucoup apprécié aussi du coup vous me donnez envie toutes les deux, c’est vrai que la sick-lit est un genre un peu casse gueule, ça peut être vite tire larme et je ne suis pas contre être émue par un livre mais pas quand les ficelles sont grosses comme des cordes et que c’est un moyen facile pour te faire adhérer à un livre! 🙂

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    • Victoria dit :

      J’espère donc que ce sera une chouette découverte pour toi 🙂
      Ça peut effectivement devenir vite agaçant, notamment parce qu’ils nous pondent en général une petite histoire d’amour qui va bien (ou pas hein), histoire de et faire venir les larmes plus facilement… Ici, il y a bien une amourette, mais c’est pas tellement dans cette optique !

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  2. Mathilde ROUSSELOT dit :

    J’ai hâte de m’y plonger, et note « Everything, eveything ».
    Ce sujet, la perte de la mémoire, m’intéresse beaucoup. Je me demande souvent qui reste quand on commence à yoyoter. Sommes-nous juste un courant d’air, un moment de lucidité trop bref, une conscience amputée. Il y a l’effroyable question : vivons-nous que parce que nous savons que nous vivons ? (vous avez quatre heures) Il y a ce qui reste, les souvenirs embrumés, et ceux qui restent, l’entourage dépassé.
    Il y a un film qui m’a tellement émue, m’a beaucoup interrogée sur cette question de l’identité, « Still Alice ». Je ne peux que te le conseiller.

    Des bisous !
    (Je termine « Au Paradis des manuscrits refusés » (cocasse, ça ne casse pas des briques mais ça se lit avec plaisir) en buvant le rooibos « Chérie » de Nature & Découvertes et en mangeant du chocolat cru à la menthe. Globalement, c’est le nirvana)

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    • Victoria dit :

      Je ne suis pas certaine que ça t’emballe plus que ça, mais en même temps, comment être sûre ? J’ai encore bien du mal à cerner tes goûts ! ^^’
      Cette discussion prend des airs dangereusement philosophiques ma foi ! Je crois que c’est quelque chose qui me fait très peur la perte de la mémoire…la maladie est déjà effroyable en soi, mais savoir que petit à petit on est capable d’oublier des pans entiers de son existence…brrr.
      Eh bien justement, on vient de recevoir Still Alice à la médiathèque, et je me disais que j’y jetterais bien un oeil (et même deux, soyons fous !) à l’occasion 🙂
      Merci du partage du nirvana 😉 j’aime bien connaître le contexte de découverte d’un bouquin. C’est presque aussi important que le bouquin lui même mine de rien !

      Bisous du soir, bonsoir !

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      • Mathilde ROUSSELOT dit :

        Même moi, je ne sais pas clairement dire quels sont mes goûts : il y en a tellement que je finis par dire « Ce que j’aime lire ? Des livres. Mais pas que. »
        J’avais adoré « Nos étoiles contraires » (avec une belle chialade une dimanche matin à 7 heures). Sinon, je viens de repenser à « Wonder », c’était chouette, aussi… J’aimerai bien lire aussi « Dieu me déteste » (merci Gérard Collard. Sache que je le croise parfois dans mon quartier, j’en suis à toujours ravie).
        C’est capital, le contexte, ça ferait trop glandouille sinon !

        Have five.

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      • Victoria dit :

        C’est aussi bien d’être bon public je trouve 🙂
        Nos étoiles contraires effectivement, c’était la chialade assurée…j’ai toujours trouvé que c’était le plus réussi de John Green d’ailleurs, les autres me paraissaient assez insignifiants ! Wonder était très réussi, lui !
        Fichtre, Gérard est de Rennes?!

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